Text by Heinrich Heine (ç797-1856)
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Ô agneau, il est
de ma tâche, en tant que berger, Dans ce monde ici-bas, de te protéger. Avec mon pain, je t'ai nourri, Et avec l'eau de ma source, je t'ai rafraîchi. Quand la tempête d'hiver tapageait de son froid, Je t'ai réchauffé, te blottissant contre moi. Je t'ai tenu bien fermement Quand il pleuvait à torrents, Et quand les loups et les torrents des bois, à qui mieux, Hurlaient dans les sombres ravins rocheux. Tu n'eus pas peur, tu ne tremblas pas non plus. Après que l'éclair eut fendu Le plus haut des sapins, tu dormis Dans mon sein, tranquille et sans soucis. Mon bras s'affaiblit, la mort si pâle |